À quoi sont dus les effets secondaires du vaccin contre la COVID-19

Les vaccins contre la COVID-19 peuvent induire des effets secondaires pouvant prendre la forme d’une douleur au bras, des maux de tête, de la fièvre, voire une grande fatigue. Quelle est la cause de ces malaises ? Pourquoi sont-ils plus fréquents et forts lors de la seconde dose ? Sont-ils vraiment le signe d’une bonne immunisation ?

Photo: Edited by Afriquevousparle

« Les manifestations cliniques qui surviennent à la suite de la vaccination et qui ressemblent à une grosse grippe sont dues à la réaction inflammatoire qu’entraîne le vaccin. Cette inflammation est nécessaire pour que la réponse immunitaire, tant la production d’anticorps que la réponse immunitaire cellulaire, se fasse bien », souligne la Dre Caroline Quach-Thanh, du département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l’Université de Montréal/CHU Sainte-Justine.

Les antigènes contenus dans le vaccin ou produits par nos cellules dans le cas des vaccins à ARNm sont considérés par notre organisme comme des corps étrangers, voire comme des agents qui peuvent causer une maladie autrement dit pathogènes possibles qu’il faut donc détruire. Notre système immunitaire inné réagit alors en produisant des cytokines pro-inflammatoires, telles que l’interleukine 1 et 6 et le facteur de nécrose tumorale alpha (TNF-α), qui induisent à leur tour la sécrétion de médiateurs inflammatoires. Ces derniers sont responsables des symptômes que l’on peut ressentir à la suite de la vaccination, précise la spécialiste.

« Des symptômes, tels qu’une douleur, une rougeur et une enflure au site d’injection, peuvent découler des réactions immunitaires locales contre la partie immunogénique du vaccin. Mais l’absence de ces effets ne signifie absolument pas que la réaction immunitaire n’a pas lieu ni que la personne ne répondra pas au vaccin. Elle reflète plutôt la grande variation des réponses entre les personnes », ajoute le Dr Don Vinh, microbiologiste-infectiologue au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

Le point avec Pascal Kayishema pour plus de détails

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